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 Le picard

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Koara
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MessageSujet: Le picard   Lun 23 Juil - 0:38

Source > http://fr.wikipedia.org/wiki/Picard


- Le picard :

Le picard est une langue romane traditionnellement parlée en France dans les régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie ainsi que dans l’ouest de la Belgique romane (plus précisément dans la province du Hainaut, à l’ouest d’une ligne Rebecq-Beaumont-Chimay). Le picard est un élément de l'ensemble dialectal traditionnellement désigné comme langue d'oïl.

Pour désigner cette langue, on utilise le plus souvent picard dans la région Picardie et les mots ch’ti et ch’timi dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais (rouchi dans la région de Valenciennes). Cependant, la plupart des locuteurs concernés ont le sentiment d'user d'un patois -terme péjoratif délibérément utilisé par les linguistes à l'époque où l'Instruction Publique avait pour mission de répandre l'usage du français sur l'ensemble du territoire et notamment dans les campagnes. Les linguistes, quant à eux, emploient maintenant le terme picard. En effet, qu’on l’appelle picard ou ch’ti, il s’agit de la même langue, les variétés parlées en Picardie, dans le Nord-Pas-de-Calais ou en Belgique étant largement inter-compréhensibles et partageant des caractéristiques morphosyntactiques fondamentalement communes.


- Reconnaissance :

La Communauté française de Belgique a reconnu officiellement le picard comme langue régionale endogène à part entière, aux côtés du wallon, du gaumais (lorrain), du champenois et du francique (décret du 24 décembre 1990).

Il n’en va pas de même de la France, qui n’a pas franchi ce pas, conformément à sa politique d’unité linguistique, en vertu de laquelle la Constitution française ne reconnaît qu’une langue officielle, ignorant toutes les autres. Certains rapports officiels ont pourtant reconnu le picard comme une langue à part entière, distincte du français.

On peut citer à ce sujet un extrait du rapport sur les langues de la France rédigé par Bernard Cerquiglini, directeur de l'Institut national de la langue française (branche du CNRS), à l’intention du ministre de l’Éducation nationale, de la recherche et de la technologie et du ministre de la Culture et de la Communication (avril 1999) :

« L’écart n’a cessé de se creuser entre le français et les variétés de la langue d’oïl, que l’on ne saurait considérer aujourd’hui comme des « dialectes du français » ; franc-comtois, wallon, picard, normand, gallo, poitevin-saintongeais, bourguignon-morvandiau, lorrain doivent être retenus parmi les langues régionales de la France ; on les qualifiera dès lors de « langues d’oïl », en les rangeant dans la liste [des langues régionales de la France]. »

Le picard bénéficie néanmoins, comme toutes les autres langues de France, des actions menées par la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France du Ministère de la Culture.


- Origine et variation dialectale :

L'aire d'extension de la langue d'oïl, avec au nord le Picard

Le picard fait partie de l'ensemble linguistique de la langue d’oïl (comme le français) et appartient à la famille des langues gallo-romanes. C’est d’ailleurs à la langue d’oïl que l’on fait référence lorsque l’on parle d’ancien français.

On ne confondra pas le dialecte picard, tel qu’il est et a été parlé, avec ce que l’on appelle « le picard » dans l’histoire de la littérature française. Dans ce dernier cas, il s’agit d’un ensemble de variétés utilisées à l’écrit (scriptae) dans le Nord de la France dès avant l’an 1000 et bien sûr marquées par des traits dialectaux picards ; ces scriptae voisinaient avec d’autres variétés écrites, comme le champenois et l’anglo-normand (le Sud de la France utilisait alors un ensemble de variétés, hétérogènes elles aussi, souvent désignées comme constituant la langue d’oc, ou occitan).

Le picard est phonétiquement assez bien différencié des variantes centrales de la langue d'oïl, qui donneront naissance au français; parmi les traits les plus remarquables, on peut noter une évolution moins marquée en picard des phénomènes de palatalisation, qui frappent dans les langues d’oïl /k/ ou /g/ devant /y/ (son initial de yacht), /i/ et /e/ toniques, ainsi que devant /a/ et /ɔ/ (/o/ ouvert de porte) :

 - picard keval ~ ancien français cheval (prononcé tcheval), de *kábal (latin vulgaire cáballus) : maintien du /k/ originel en picard devant /a/ et /ɔ/ toniques ;
   picard gambe ~ ancien français jambe (prononcé djambe), de *gámbe (latin vulgaire gámba) : absence de palatalisation de /g/ en picard devant /a/ et /ɔ/ toniques ;
 - picard kief (prononcé kyéf) ~ ancien français chief (prononcé tchiéf), de *káf (latin cáput) : palatalisation moins importante du /k/ en picard ;
 - ancien picard cherf (prononcé tchèrf) ~ ancien français cerf (prononcé tsèrf), de *kárf (latin cérvus) : palatalisation simple en picard, palatalisation puis assibilation en ancien français.

On peut résumer ces effets de palatalisation ainsi :

   /k/ + /y/, /i/ ou /e/ (toniques) : ancien picard /ʧ/ (prononcé tch et noté par ch) ~ ancien français /ts/ (noté par c) ;
   /k/ et /g/ + /a/ ou /ɔ/ toniques : picard /k/ et /g/ ~ ancien français /ʧ/ (noté ch) et /ʤ/ (prononcé dj comme dans djebel et noté par j).

Ainsi, l’on en arrive à des oppositions frappantes, telles que l'ancien picard cachier (prononcé catchyér) ~ ancien français chacier (prononcé tchatsiér, lequel deviendra plus tard chasser, forme du français moderne).

Le mot « rescapé » illustre bien le phénomène : ce mot picard est plus proche de la racine latine excappare que le français « réchappé ». Mais il intègre le vocabulaire français après la catastrophe de Courrières.
L'aire de répartition du Picard

Du fait du voisinage entre l’aire du picard et Paris, le français, c’est-à-dire principalement l’ensemble de langues parlées dans le bassin parisien, influença beaucoup le picard. De cette proximité entre le picard et le français vient d’ailleurs la difficulté à le reconnaître comme une langue à part plutôt que comme « une déformation du français », comme on le pense souvent. On notera d'ailleurs l'ambivalence de cet article sur ce point (voir paragraphes précédents).

Le picard se manifeste comme un ensemble de variétés, extrêmement proches cependant. Une énumération précise reste difficile en l’absence d’études spécifiques sur la variation dialectale, mais on peut probablement distinguer provisoirement les principales variétés suivantes : Amiénois, Vimeu-Ponthieu, Vermandois, Thiérache, Beauvaisis, « ch'ti mi » (ex-bassin minier, Lille), variétés circum-lilloises (Roubaix, Tourcoing, Mouscron, Comines), Tournaisien, «rouchi» (Valenciennois) et Borain, Artésien rural, Boulonnais et formes spécifiques du littoral (Gravelines, Grand-Fort-Philippe, Calais). Ces variétés se définissent par des traits phonétiques, morphologiques ou lexicaux spécifiques, et parfois par une tradition littéraire particulière.
La langue picarde

Différences entre picard du sud et picard du nord

On peut en gros voir deux grandes régions où sont parlées les deux variétés de picard les plus connues : le Nord-Pas-de-Calais et le Hainaut (au nord) d’une part, et la région Picardie (Somme, Oise et Aisne au sud) d’autre part. On remarque surtout plusieurs différences régulières et nettes entre les deux types de parlers, ainsi :
variantes Sud Nord français
________ ________ ________ ________
Oé / O : J’étoés ou j'étoais J’étos J’étais
Ieu / Iau : Catieu Catiau Château
Tch / K : Tchien Kien Chien
Oin / On : Boin Bon Bon
________ ________ ________ ________
Prononcer le picard

La prononciation varie dans le domaine picard. Ainsi on ne prononce pas cette langue de la même façon dans le Vimeu ou dans le Hainaut, de la même façon que le français dont la prononciation n'est pas la même à Québec ou à Marseille.

voici quelques exemples en picard du Vimeu (mot picard et prononciation en API):
picard du Vimeu API français
________ ________ ________ ________
gueugue /ɡɶɡ/ [ɡɶɡ] noix
chatchun /ʃatʃøŋ/ [ʃatʃœ̃] chacun
chatcheune [ʃatʃøŋ] chacune
triangue /trianɡ/ [triãɡ] triangle
éj té connouos [eʒ.te.kɔ̃.nwɔ] je te connais
o ll'a rtrouvé [ol.lar.tru.vɛ] on l'a retrouvé
________ ________ ________ ________


nasalité de la voyelle

En picard, les graphies voyelle+nn , voyelle+nm et voyelle+mm marquent la nasalité (il ne faut donc pas lire ces groupes de lettres comme en français).
picard on prononce API français
________ ________________ ________ ________ ________
tranner <<tran-né>> [trãnɛ] trembler
grainne <<grin-n' >> [grɛ̃n] graine [grɛn]
minme <<min-m' >> [mɛ̃m] même
gamme <<gan-m' >> , <<gan-b' >> /ɡanb/ [gãm] jambe
________ ________________ ________ ________ ________

Pour rappeler cette nasalisation, on utilise parfois une graphie picarde avec un point disjonctif =

       glin.ne ([glɛ̃n]) (fr: poule) , pron.ne ([prõn]) (fr: prune)


Conjugaison de quelques verbes

   Être : (je, tu, il, elle, on, nous, vous, ils)
       Indicatif présent : Ej sus, t'es, il est, al est, in est, os sonmes, vos ètes, is sont.
       Indicatif imparfait : j'étos, t'étos, il étot, al étot, in étot, os étoinme, vos étotes, is étoètte.
       Futur : Ej srai, té sras, i sra, ale sra, in sra, os srons, vos srez, i sront.
       Conditionnel : Ej srais, té srais, i srait, ale srait, in srait, os sroème , vos sroète, i sroai'te.
       Subjonctif présent : qu'ej fuche, qu'té fuches, qu'i fuche, qu'ale fuche, qu'in fuche, qu'os fuchonche, qu'vos fuchèche, qu'i fuch'te. (variantes = qu'ej seuche, ...)
       Impératif : So, soïons, soïez (variantes = fus, fuchons, fuchez)

   Avoir : (je, tu, il, elle, on, nous, vous, ils)
       Indicatif présent : J'ai, t'as, il a, al a, in a, os avons, vos avez, is ont.
       Indicatif imparfait : j'avos, t'avos, il avot, al avot, in avot, os avoème, vos avoètes, is avoai'te.
       Futur : J'érai, t'éras, il éra, al éra, in éra, os érons, vos érez, is éront.
       Conditionnel : J'éroais, t'éroais, il éroait, al éroait, in éroait, os éroème, vos éroète, is éroai'te.
       Subjonctif présent : qu'j'euche, éq t'aiches, qu'il aiche, qu'al aiche, qu'in aiche, qu'os ayonche, qu'vos ayèche, qu'is euch'te.
       Impératif : Aie, ayons, ayez

   Aller (s'en) : (je, tu, il, elle, on, nous, vous, ils)
       Indicatif présent : J'm'in va, té t'in vas, i s'in va, ale s'in va, in s'in va, os nos in allons, vos vos in allez, i s'in vont.
       Indicatif imparfait : j'm'in allos, té t'in allos, i s'in allot, al s'in allot, in s'in allot, os nos in alloème, vos vos in alloète, i s'in alloai'te.
       Futur : J'm'in iro, té t'in iras, i s'in ira, ale s'in ira, in s'in ira, os nos in irons, vos vos in irez, i s'in iront.
       Conditionnel : J'm'in iroais, té t'in iroais, i s'in iroait, ale s'in iroait, in s'in iroait, os nos in iroème, vos vos in iroète, i s'in iroai'te.
       Subjonctif présent : qu'ej m'in voèche, qu'té t'in voèches, qu'i s'in voèche, qu'ale s'in voèche, qu'in s'in voèche, qu'os nos in alonche, qu'vos vos in allèche, qu'i s'in voèch'te.

Quelques mots et expressions

Expressions typiques

       Ferme eut bouque: tin nez i vô queire éd'dins ! : Ferme ta bouche ton nez va tomber dedans ! → Reprends-toi, fais quelque chose !
       I n’faut pas qu’chés glaines i cantent pus fort que ch’co ! : Il ne faut pas que les poules chantent plus fort que le coq ! → Le mari ne doit pas se faire mener par son épouse.
       Té peux toudis chiffler poupoule ! : Tu peux toujours siffler après une poule ! → Tu peux toujours courir.
       I mint comme un arracheux d'dints ! : Il ment comme un arracheur de dents ! → Mentir pour rassurer (comme un dentiste/arracheur de dents).
       Much tin cul vlà ch'gart' : Cache ton derrière, voilà le garde qui arrive. → Se dit aux enfants qui se promènent cul nu.
       Té veux m'l'intiquer pa'ch'gros bout ! : Tu veux l'introduire par l'extrémité la plus large ! → Tu veux me faire croire à des choses invraisemblables !
       Té veux m'faire gober d'z'œufs durs ! : Tu veux me faire gober des œufs durs ! → Tu veux me faire croire à des choses invraisemblables !
       Té veux m'faire craquer d'z'allumettes dins l'iau ! : Tu veux me faire craquer des allumettes dans l'eau ! → Tu veux me faire croire à des choses invraisemblables !

Vocabulaire de nombreuses variations de patois encore pratiquées dans le Nord-Pas de Calais

De nombreux mots des formes de picard sont très proches du français mais un grand nombre de mots lui sont totalement spécifiques, principalement des mots du jargon minier.

       Abile : Vivement, précipitamment (abile chés vacances - vivement les vacances). Ne pas traîner, se dépêcher, vite (abile don - Allez, dépêche-toi donc!). Synonyme : Groule.
       Abouler : 1) Venir auprès (Aboule ! - Viens ici !); 2) Donner (Aboule le fric ! - Donne l'argent !).
       Babache : Simplet, idiot. Dans le Pas-de-Calais, désigne la joue.
       Balochard : Traîne-savate, maladroit, bon à rien.
       Baraque : Roulotte de saltimbanque, maison.
       Biloute, loute : sexe masculin, nom équivalant à « gars », « mec ». Pour appeler quelqu'un plus jeune que soi : hé, biloute, viens vir' ichi ! - Hé, garçon, viens voir !. Parfois précédé de tch(i)ot'. Dans le sud du Pas-de-Calais, chez les Boyaux Rouges, on utilise plutôt l'expression : maloute, minloute.
       Bistoule (ou bistouille) : Après avoir bu le café, goutte de rhum ou de genièvre que l'on versait dans la tasse et que l'on mélangeait (touillait) à nouveau (bis) avec le restant de café et de sucre.
       Boubourse : Simplet, idiot, innocent (propre à la région de Lille / Armentières).
       Briquet : Casse-croûte. Ci après un exemple tiré des "Fougères noires" (Edmond Tanière - La polka du mineur) :

           Pindant l’briquet un galibot composot, assis sur un bos,
           L’air d’eune musique qu’i sifflotot.
           Ch’étot tellemint bin fabriqué,
           qu’les mineurs lâchant leurs briquets
           Comminssotent à’ s’mette à’ l’danser

                   Traduction en français :
                   Pendant le casse-croûte un jeune mineur composait, assis sur un bout de bois,
                   L’air d’une musique qu’il sifflotait.
                   C’était tellement bien fait
                   Que les mineurs lâchant leurs casse-croûte
                   Commençaient à se mettre à le danser.


       Canard : Morceau de sucre trempé dans de l'alcool (genièvre, rhum)ou dans le café que l'on fait fondre dans la bouche.
       Carabistoulles (des) : Des contes, des âneries, des bêtises... On dit aussi des cacoulles. (Ch'est tout cacoulles chu qu' té dis - Tu dis des bêtises).
       Chicon : Endive (T'etot blanc comme un chicon ti'zot - Toi tu es blanc comme un chicon - Tu es bien pale).
       Chirloute : Café très léger (Tin café, ch'est de l'chirloute). Expression synonyme : Jus d'quochette - Jus de chaussette.
       Cordéoneux : Joueur d'accordéon.
       Coron : Pâté de maisons ouvrières identiques (les corons des villes minières).
       Dallache (un) : Activité, mouvement, remue-ménage. Se dit aussi après une beuverie, pire qu'une guinse (Borinage) : Qué dallache!.
       Débouser : Se désoler.
       Diap'à cornes : Diable cornu.
       Diap'à z'ailes : Diable ailé.
       Ducasse : Foire aux manèges.
       Epautrer : Écraser, écrabouiller; êtt' épautré : être serré.
       Esquinter : Abîmer, blesser.
       Fade : fénéant. S'utilise aussi comme interjection pour exprimer le mépris (Fad'grisou! - Textuellement : Satané grisou). (Borinage).
       Fauque : que, seulement que. In n' parlot' fauque ed fin du monte (tiré du poème « la fin du monte / Les fougères noires »).
       Galibot : Mousse, jeune ouvrier mineur.
       Glou-bec : Gourmet.
       Grand main ou grand mint : Beaucoup (de Grande main ou grandement).
       Guinse : Faire bonne chaire. Être in guinse "Avoir un'n guinse"- Être légèrement éméché, saoul.
       Jus : Café (Vins don boire un'n goutte èd'jus - Viens donc boire du café).
       Kermesse : Fête locale (Eul'kermesse d'eul paroisse).
       Louloutte : Pinup, femme sexy.
       Maboule : Se dit d'une personne qui a perdu la tête, sot, fou.
       Marrone : Pantalon. Armont' eut' maronn
       Mi : même pas. I'étot mi là - - Il n'était même pas là.
       Niguedoule (nig'doule) : idiot, bête.
       Pain d'alouette : restant de casse-croûte que l'ouvrier garde pour le rapporter aux enfants.
       (P)tchiot : Petit. Parfois utilisé dans les cours de récréations pour désigner les plus petits.
       Pos d'chuc : Dragées de baptême, littéralement pois de sucre / pois sucrés
       Quat'z'yux : Quatre yeux. Expression péjorative pour désigner une personne qui porte des lunettes.
       Quoi : Utilisé dans des expressions du type J'te dirai quoi - Je te dirai ce qu'il en est, ou encore Dis-me quoi ! - Dis-moi ce qu'il en est !
       Quo que [se prononce kok]: Qu’est-ce que. Quo que té dis ? - Qu'est-ce que tu dis ?
       Rescapé : Echappé (dans le sens s'en être sorti).
       Revoyure (à la) : Au revoir.
       Sais quo : Quelque chose (viens de "sais quoi") I'a un jé n'sais quo qui va nin - Il y a quelque chose qui ne va pas.
       Souglou : Le hoquet (Pauf tchiot, i a ch'souglou ! - Pauvre petit, il a le hoquet).
       Soumaquer : Genre de hoquet que l'on peut avoir après avoir pleuré, désigne aussi le fait de parler en larmoyant.
       Tatou(il)le : Tripotée, grêle de coups, gifle.
       Tertous, tertoutes : Tous, toutes dans le sens de tout le monde (Bonjour tertous - Bonjour tout le monde).
       Ti z'aut' : Vous tous.
       Toudis : Toujours (du latin dies - jour).
       Tout' et out': autant dedans que dehors (L'salle d'attinte al'étot remplie tout'et out - La salle d'attente était tellement remplie qu'il y avait autant de gens dehors que dedans).
       Vindjou, Vindidjou : S'utilise comme l'expression « Bon sang ! ». Cette expression était considérée comme un blasphème jusqu'aux années 1950. Aujourd'hui elle est couramment utilisée et complètement séparée de son sens premier. Synonymes : vains dieux, vains tes diouss. Exemple : Vains tes diouss Maurice, éj t'avos dis d'y aller duchemint don ! - Bon sang Maurice, je t'avais dit d'y aller doucement !
       Wassingue : Serpillière. (Loissinque dans le Valenciennois) (Apporte mé el loissinque ti au lieu éd'min ravisé ! - Apporte moi la serpillère, toi. au lieu de me regarder !

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